Jeudi soir, j’ai rendu visite au légendaire journaliste sportif Ti-Guy Emond au centre d’hébergement longue durée St-Eusèbe de Joliette.

J’étais à son party de fête en 2014, il chantait, il dansait, le Ti-Guy des beaux jours. Mais depuis son anévrisme au cerveau il y a trois ans, Guy n’est plus le même. Plongé dans un coma durant une semaine, il se croyait dans l’année 60 quand il s’est réveillé. On pensait le voir tirer sa révérence bien avant, mais il semble prendre du mieux, bien qu’il soit maintenant cloué dans une chaise roulante jour et nuit.

À vraie dire, son état varie d’un jour à l’autre, mais jeudi dernier il était très allumé. Bien entendue, ce n’est plus le Lucky Luke de la parole qui dégainait ses phrases plus vite que son ombre, mais il était quand même très conscient. C’est probablement aussi la présence de ses bons amis Rodger Brulotte, Menick et François Morency qui étaient avec moi ce soir-là.

Nous avons parlé de pleins de choses, Morency nous a fait rire en bon humoriste qu’il est, nous avons même réécouté quelques capsules audio qu’il avait fait avec Ti-Guy à l’époque de l’émission midi Morency. Ses copains de longue date Rodger et Ménick se sont chargé de poser des bonnes questions à Guy pour lui faire raconter ses souvenirs du passé. La vie de Ti-Guy est digne d’un film, c’était un plaisir d’écouter ses anecdotes de softball, de courses de chevaux, de boxe, de hockey, et les nombreuses vedettes avec qui il garde des bons souvenirs tels que : Pete Rose, Johnny Hallayday, Maurice Richard, Joe Fraisier, Mad Dog Vachon, etc.. etc.. etc…..

Il était le journaliste le plus lu au Québec, sa page dans le Journal De Montréal atteignait autant sinon plus de lecteurs que l’émission Tout Le Monde En Parle atteint de téléspectateurs. Le fondateur des 4 Chevaliers Claude Potvin, m’avait répété plusieurs fois : « Sans Ti-Guy Emond, Les 4 Chevaliers n’aurait jamais été aussi populaire. »  Si nous sommes capables de rassembler des milliers de spectateurs de tous les âges autour des terrains de balle, je sais bien qu’une partie de ce succès que nous avons encore aujourd’hui, provient de l’impact majeur qu’a eu Ti-Guy Emond sur Les 4 Chevaliers.

Rodger Brulotte, André Labelle, Claude Potvin et Ti-Guy Emond

Entre ses articles sur Les Canadiens de Montréal, sur son idole de la boxe Roberto Duran, et Les Expos, Ti-Guy n’oubliait jamais de parler de softball et des 4 Chevaliers. Bien que son travail l’amenait à couvrir les plus grands sportifs au monde, il semblait vouer autant d’admiration pour les meilleurs lanceurs de grosses balles au Québec tels que les Gilles Pinard, Bob Baker, Marc-André Carreau, et autres.

Guy était lui-même lanceur pour l’équipe du journal de Montréal, sa balle n’était pas très rapide, et il portait à la blague les numéros «1140 », comme dans « on sent qu’à rentre ». Il jouait près d’une dizaine de match par été contre Les 4 Chevaliers à l’époque, certaines de ces représentations atteignaient parfois dans les 10 000 spectateurs. Ti-Guy se rappel d’un match à Thetford Mines où il y en avait 15 000, un record jamais battue à ce jour pour un match de softball au Québec.

Ti-Guy est d’ailleurs entré au Temple de la Renommée de Softball Québec en 2016. Il est le premier membre dans la catégorie « médias » à y voir son nom être immortalisé. C’est pour toutes ces raisons que je tenais à lui rendre hommage sur notre Blog pour lui dire un gros MERCI.

Si vous avez connue Guy, et si vous lisez ceci, sachez qu’il apprécie énormément la visite des gens qu’il aime. Ne vous gênez pas pour aller lui dire un beau bonjour, bien qu’il soit au ralentit, sa mémoire et encore assez bonne pour vous raconter de nombreuses histoires et vous faire rire.

Voici une belle photo de notre visite prise par son garçon Jean-Marc.

Ti-Guy Emond

Voici le vidéo qui avait été diffusé lors de l’intronisation de Guy au Temple de la Renommée de Softball Québec en 2016